La préfète amène son regard externe

Source: Laurent Savary – Le Nouvelliste – 13 octobre 2015

CRANS-MONTANA – Une organisation, présidée par Maria-Pia Tschopp, a été mise en place pour préparer un livre blanc pour les futures autorités qui se chargeront de la commune fusionnée.

La future commune de Crans-Montana sera portée sur les fonts baptismaux le 1er janvier 2017. Et ce, quel que soit le résultat du vote sur le contrat de fusion qui aura lieu dimanche (voir encadré). Durant près d’un an, il faudra travailler pour faire l’état des lieux. Or tout le monde n’était pas d’accord sur l’organisation qui devait se charger de cette tâche.

Deux visions différentes

Deux points de vue différents ont suscité de longs palabres. D’un côté, on estimait que le comité de pilotage de la fusion – composé de conseillers des quatre communes, mais pas des présidents – devait continuer son travail puisqu’il l’avait fait pour la votation sur la fusion du 14 juin.
De l’autre côté, certains estimaient que c’était aux présidents en place d’assumer ce rôle. Mais c’est une troisième variante qui a été présentée hier soir aux quatre conseils. Une soirée au cours de laquelle Simon Epiney et Bernard Bruttin sont venus présenter leur expérience de la fusion en Anniviers et à Mont-Noble. Eloi Rossier, président de Bagnes, a démontré les enjeux de sa commune, qui affiche des similitudes avec Crans-Montana, avec des villages et une grande station.

Respecter tout le monde

Le comité de fusion sera mis en place rapidement. Les quatre présidents en feront partie, mais il sera présidé par la préfète du district Maria-Pia Tschopp. Un choix, s’il est parfaitement logique, qui peut en étonner plus d’un. «Il y avait un risque qu’un des présidents prenne le leadership et nous souhaitions éviter cela», répondent en chœur les quatre présidents, pour expliquer ce choix. En effet, si un des présidents se profile trop, il pourrait en tirer avantage au moment d’une possible élection. Et surtout pourrir les discussions. «La coordination entre les communes fait partie du profil de ma fonction», reconnaît la préfète, qui ne veut surtout pas se mettre en avant. «Ce n’est pas à moi de jouer les Salomon. Au contraire, il faut être un facilitateur.» Affiliée à aucun parti, elle devrait apporter un point de vue extérieur et neutre à ces travaux.

Cinq dicastères

Les conseillers communaux auront également voix au chapitre au sein de ce comité. Cinq dicastères (administration et finances; sécurité publique; enseignement, culture, loisirs et santé; travaux publics; aménagement du territoire) seront mis en place. Le responsable de chacun de ces groupes de travail viendra compléter les rangs du comité de fusion.
Enfin le conseil de fusion réunira à intervalles réguliers tous les participants. Le but étant de réaliser un livre blanc, sorte de carnet de route pour les autorités qui prendront les rênes de la commune de Crans-Montana.
Cette organisation, si elle veut réaliser ses objectifs, va devoir maintenir une bonne cadence, car le timing est serré. «Dans l’idéal, il faudrait que tout soit prêt en juin2016, reconnaît Maria-Pia Tschopp. Durant les vacances, ce genre de coordination sera difficile et ensuite ce sera la campagne pour les élections.» Autant dire une période peu propice pour prendre des décisions importantes.

Encadré

Le contrat de fusion dans les urnes dimanche

Dimanche, les habitants des quatre communes (Chermignon, Montana, Randogne, Mollens) voteront sur le contrat de fusion. Une votation consultative, puisque le résultat ne changera rien à la fusion. Le parti socialiste ne donne aucune consigne de vote à ses membres. Le fait que «les citoyens ne peuvent pas opposer les raisons d’un oui à celles d’un non dans ces conditions de vote» explique ce choix.
Du côté de l’UDC, le président de la section Enzo Colagioia est plus catégorique. «J’invite nos membres à voter non. Onze membres au Conseil communal, c’est beaucoup trop. C’est déjà difficile d’en trouver neuf compétents.»
Les deux autres partis de droite constitués, le PDC et le PLR, encouragent le oui. «Même si nous aurions préféré avoir neuf conseillers, la campagne a déjà eu lieu et le contrat était connu avant la votation du 14juin», assure Jean-Paul Tissières, président du PLR. Pour son collègue Laurent Tschopp du PDC, «certains utilisent ce vote pour rediscuter, mais on doit aller de l’avant». LS

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