Le PS réclame un droit de cogestion étendu

Source:  Communiqué de presse du PSS – 10 mars 2018 /                                            Illustration: resistanceinventaire.wordpress.com

C’est avec les membres intéressés par cette thématique et aux côtés d’expert-e-s, que le PS Suisse et l’Union syndicale suisse (USS) ont échangé sur la question du pouvoir de cogestion dans notre pays et sur ses possibilités de développement. Pour Barbara Gysi, conseillère nationale (SG) et vice-président du PS Suisse, « dans une économie évoluant aussi vite, il est nécessaire d’offrir des possibilités concrètes de cogestion aux collaboratrices et collaborateurs. Ce n’est qu’ainsi que des solutions équitables et d’avenir pour être trouvées ». Des réflexions se sont ainsi tenues durant deux jours à Berne.

Les trois tendances lourdes que sont la numérisation, la globalisation et le changement climatique, accessoirement les trois grands thèmes travaillés dans le nouveau concept économique du PS Suisse, renforcent la nécessité d’une implication plus importante des collaborateurs/trices dans les processus décisionnels. En comparaison internationale, la Suisse est plutôt mal classée. Hans-Jürgen Urban, membre exécutif du conseil de direction de IG Metall, estime que la démocratie, qui ne s’appliquerait pas à la sphère économique, ne serait qu’une « démocratie partielle » ; et cela concerne aussi la Suisse.

Corrado Pardini, conseiller national (BE) et responsable du secteur industrie auprès du syndicat Unia, a ainsi souligné la nécessité des Conventions collectives de travail (CCT). « Nous devons, en parallèle à la construction des droits de participation, consolider les CCT et les compléter, par exemple en développant un droit à la codiscussion en cas de vente de volumes importants d’actions. La protection des représentantes et représentants du personnel doit également être renforcée. »

Au final, ces conférences ont clairement démontré que la cogestion ne devrait pas être limitée au domaine relativement bien régulé des conditions de travail et de salaires. Une démocratie économique doit apporter des réponses à la précarisation grandissante et à la situation des femmes, qui continuent aujourd’hui à assumer la majeure partie du travail de « care » non rémunéré.

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