S’éloigner de la logique du profit – un service public fort pour toutes et tous

Communiqué: Parti socialiste suisse – 12 juillet 2018

Le service public revêt une importance sociale et économique capitale pour la Suisse. Les bureaux de poste, les chemins de fer et les télécommunications offrent à la population des services de haute qualité. Toutefois, des évènements récents tels que la réduction des offres et des emplois, ainsi que des comportements pour le moins litigieux des directions font vaciller la confiance de la population envers le service public. Pour le PS, il est clair qu’une nouvelle réduction des offres et de leur qualité ne pourrait être évitée que par un plus grand contrôle des entreprises de service public par la population et l’État.

Le mécontentement de la population augmente face au démantèlement du service public, actuellement en cours, ainsi que des conditions qui prévalent dans les secteurs de gestion des entreprises publiques. Les bureaux de poste et les guichets de chemin de fer sont fermés, PostFinance supprime massivement des emplois, CarPostal abuse des subventions et les cadres de ces services y font des affaires en or. Ces exemples montrent que la gestion sur le modèle d’entreprises privées n’est en rien la bonne direction. « Ces dernières années, une privatisation insidieuse a eu lieu, laquelle n’est pas soutenue par la population », déclare Géraldine Savary, conseillère aux États (VD).

Un service public fort doit pouvoir offrir des conditions de travail équitables pour celles et ceux qui permettent le bon fonctionnement de la Confédération, des services postaux, des chemins de fer ou des télécommunications. Ils méritent la sécurité dans leur emploi et des salaires décents. « La pression qui pèse sur les conditions de travail doit céder la place à une appréciation qui récompense l’engagement des employés », exige Philipp Hadorn, conseiller national (SO).

Un service public fort a également besoin d’une participation démocratique. Les entreprises de service public doivent être placées sous le contrôle d’un organisme démocratiquement légitimé. La Confédération, en tant que propriétaire ou actionnaire majoritaire, doit assumer sa responsabilité et ne peut pas gérer le service public d’après les critères du secteur privé, et encore moins le laisser être géré par le secteur privé. « Avoir pour objectif de faire des bénéfices élevés conduit à une orientation de la direction dans un système d’augmentation des bénéfices à court terme et à une mentalité pouvant tendre vers l’escroquerie. C’est là que la direction, tout comme le Conseil fédéral, ne tient pas compte des attentes de leurs véritables propriétaires – la population », rappelle Thomas Hardegger, conseiller national (ZH).

Un service public fort est central, non seulement dans les zones urbaines, mais également dans les zones plus rurales, tant pour la population que pour les commerces. Une infrastructure garantie à long terme est cruciale pour la préservation des emplois. Espérer tirer des profits des services publics est purement contradictoire, et donc une manière dangereuse pour leur stabilité à long terme. « C’est maintenant que nous devons agir, pour regagner la confiance de la population et des entreprises, afin de garantir un service public fort, et au bénéfice de toutes et tous », exige Jacques-André Maire, conseiller national (NE).

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