NON à la réduction à 7 conseillers municipaux

Elu du Centre-Gauche PCS sur une liste commune avec le PS et les Verts, Carlo Clivaz s’oppose à la réduction du nombre de conseillers municipaux. La section locale du Parti socialiste se range sans réserve à ses arguments. Nous recommandons aux électrices et aux électeurs de voter NON à un Conseil municipal à 7.

La réduction du nombre de conseillers : une opportunité ou un leurre?
Une réduction du conseil communal à 7 élus est, au premier coup d’œil très séduisante. Cependant une analyse sérieuse sur l’efficacité, la concentration du pouvoir et la pertinence de cette proposition démontre que ce premier jugement est erroné.

L’efficacité.
En premier lieu, il est opportun de rappeler que le fonctionnement d’un conseil découle de l’engagement de ses membres, et non de son nombre.
Quant à l’efficacité d’un conseil, elle dépend prioritairement des compétences des élus. Sur ce point le bât blesse. Car limiter le nombre d’élus, c’est aussi se priver des compétences des cadres actifs dans l’économie privée, compétences oh combien utile pour la collectivité. L’engagement en temps nécessaire ne permettra simplement pas aux employeurs de libérer leur cadre pour de telles activités.
Quant aux économies espérées, elles seront malheureusement faibles voire nulles, la diminution du nombre de conseillers n’engendrant pas de réduction des tâches communales.

La répartition du pouvoir.
Réduire le nombre d’élus consiste tout simplement à limiter le nombre de citoyens aux prises de décisions qui les concernent. Mais le risque principal est ailleurs.
Dans un conseil à 7 élus, les 4 conseillers faisant la majorité détiennent le pouvoir.
Le risque le plus important est la concentration du pouvoir sur un cercle de quatre personnes. Outre le fait que des régions de notre commune pourront être « oubliés », diminuer le nombre d’élus, c’est donner à 4 personnes la possibilité de décider d’engagements financiers de plusieurs millions de francs (plus de 8 millions pour les emprunts liés à un nouvel investissement !) ceci sans aucun autre contrôle. Un conseil plus étoffé constitue un garde-fou clair face à toutes dérives.

La pertinence.
Réduire le conseil 4 ans après la fusion est prématuré, Crans-Montana étant toujours en construction.
Quant au nombre proposé, s’il est vrai que les villes suisses comptent en moyenne des conseils de 7 personnes, les communes villes du Valais romand comptent toutes un conseil de 9 élus. Il est plus approprié de prendre comme modèle, la gouvernance de nos consœurs valaisannes, plutôt que les villes du plateau telles que Zollikofen ou Münchenstein.
En dernier lieu, on peut se poser la question du timing : poser simultanément les questions du nombre de conseillers et du conseil général constitue une erreur, ces votes auraient dû être échelonnés.

Lors des élections de 2016, si le choix de 7 élus avait été retenu, le conseil communal aurait été constitué de 2 seuls partis politiques. Je suis clairement convaincu qu’aujourd’hui nous ne serions pas là où nous en sommes.
La gouvernance actuelle mérite donc être maintenue pour la prochaine législature.

Carlo Clivaz Conseiller municipal

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